À propos

Pourquoi j'ai construit Komen'Rtard.

Pas une startup, pas un comité produit. Juste un enseignant qui a fini par coder ce qu'il attendait depuis des années.

Seize ans dans une classe

Je suis professeur des écoles depuis seize ans. J'ai enseigné à peu près à tous les niveaux, en tant que titulaire et en tant que remplaçant (ZIL) dans plusieurs écoles. Aujourd'hui, j'enseigne en section internationale d'allemand, et j'accompagne aussi des stagiaires comme maître d'accueil temporaire.

Le déclic

Ce qui m'a mis en mouvement, ce n'est pas d'abord ma propre fatigue. C'est d'avoir vu, année après année, mes collègues sous pression à chaque fin de période pour rendre les livrets — et surtout ce moment de fin d'année où tout tombe en même temps : les livrets, la préparation des futures classes, les commandes de matériel, les départs et arrivées de collègues. Un empilement de charges administratives, exactement au pire moment pour le gérer.

Une paperasse que je déteste, moi aussi

Je ne vais pas prétendre être un saint. J'étais plutôt bien organisé, mais j'avais une vraie flemme à l'idée de sacrifier un dimanche — ou plusieurs soirées — à préparer des livrets. Et plus largement, je suis ce qu'on pourrait appeler administratophobe : toute la paperasse à remplir, collecter, organiser en début d'année, très peu pour moi. Komen'Rtard est né de cette allergie autant que de l'envie d'aider les autres.

Pas mon premier projet

Komen'Rtard n'est pas mon coup d'essai. L'année précédente, j'avais développé Kadmo, une application née du scandale du cadmium en France : elle aide à mieux manger, en détectant le cadmium et d'autres additifs dans l'alimentation, reliée aux alertes sanitaires officielles, et capable aujourd'hui d'analyser fruits, légumes, eau en bouteille et eau du robinet. Je suis passionné par ce que l'intelligence artificielle permet de construire aujourd'hui — et j'ai eu envie de tourner cette énergie-là vers mon propre métier.

Je l'ai fait avec le plus grand soin possible, pour faciliter un maximum la vie de mes collègues.
Thierry Fourmaux — professeur des écoles, créateur de Komen'Rtard

Une toile, pas une pile d'outils

Komen'Rtard n'est pas une collection d'applications séparées, collées les unes aux autres. Je l'ai conçu comme une toile d'araignée : chaque fonctionnalité est reliée aux autres, pour qu'une information saisie une fois serve partout où elle est utile — sans jamais la ressaisir.

Une évaluation notée une fois nourrit le commentaire du livret, le report dans le LSU, la formation des groupes de besoin et le profil de classe. Un emploi du temps posé une fois structure le cahier journal et les programmations annuelles. Ce n'est pas dix outils qu'il faut faire parler entre eux à la main — c'est un seul système, pensé pour qu'aucune donnée ne se recopie deux fois.

Ce que ça change concrètement

Komen'Rtard n'est pas pensé par une équipe qui n'a jamais mis les pieds dans une classe un lundi matin. Chaque fonctionnalité part d'un moment précis que j'ai vu, vécu ou entendu chez un collègue — le LSU qui se remplit deux fois, le cahier journal du dimanche soir, les groupes de besoin qu'on n'a jamais le temps de vraiment constituer. C'est un outil construit de l'intérieur, avec le souci constant de faire gagner du temps sans jamais remplacer le jugement de l'enseignant.